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Esther Tellermann – Un versant l’autre

août 17, 2021


Un seul avait
 lu
ta croûte
chemin-folie
à demi parcouru
quand se dissout
l’incendie
j’attendais que
les lunes s’effritent
là où s’enfouissent
les naissances
le souffle du
 jasmin
et du magnolia.

*

Qui es-tu
chose vive dont
 je cherche le
   cours ?
Sel qui inverse
  les larmes ?
Sous les paupières
un lointain
suspendu ?
Source où je navigue
 feu du
  premier soir ?

*

Un corps s’avance
mêle le matin
aux soirs
enserre
un tourbillon
et soudain
j’abandonnais
vos crépucules
 votre vrille
pour des jardins
 d’orange
des bords où s’écrit
 la couleur
des corps nimbés
des chevelures
je voulus à nouveau
 voir.

*

Même fissure
même
pulsation
serons
même
humus
même
écart du sommeil
trouverons
la même découpe
de prière.

*

Oui plus haut
qui nous sont
un autre alphabet
d’autres
 chiffres.
Saviez-vous les horizons
qui  basculent
débordent
 l’épaisseur
anses pour mourir
 dans le lieu
que n’inquiète
aucune mémoire ?
Là forêts ourlent
 nos fosses
ensevelissent
 le verbe.

*

Pour écouter Esther Tellermann, C’EST ICI

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